La vie de Palace, Partie II
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Le Pataudi Palace, situé dans l'état de l'Haryana, à une soixantaine de kilomètres de Delhi, fait aussi partie de la chaîne Neemrana mentionnée dans mon précédent billet. Plus petit, trop « propre » à mon goût, je le trouve moins joli, mais je n'ai pu observer que sa façade blanche...
Il était prévu que Céline et moi nous rendions au Palais pour le tournage de Eat, Pray, Love, un film adapté du roman d'Elizabeth Gilbert, produit par le beau Brad et interprété par mon idole de toujours, celle qui m'a donné l'envie d'être actrice lorsque, du haut de mes 11 ans, je la découvrais sur écran géant dans Pretty Woman...
J'avais emprunté à Sara son fer à lisser les cheveux, histoire de paraître un peu plus bollywoodienne et d'être prête pour un départ prévu à 4H00 du matin. Au retour de notre WE à Neemrana donc, je prends une douche, lave mes cheveux collés en boucles grasses, rêches comme de la ficelle (à cause de la piscine), une fois, deux fois, trois fois! Catastrophe, mes cheveux restent sales et j'en perds la moitié dans ma brosse, bataillant pour les démêler... De dépit, de rage, de désespoir, je me jette sous la douche froide, laissant l'eau shampouineuse couler, encore et encore... en vain! Le lendemain matin, quand à 3H30 du mat' Céline débarque dans ma chambre avec des épis et les mêmes problèmes de cheveux gras, j'ai su que la journée était mal partie...
Après une heure de retard et une bonne heure et demie de route secouée, coincée entre Céline et deux italiennes à l'arrière d'un petit van, une légère nausée du coeur à l'oesophage, nous arrivons dans un lieu qui ressemble à tout sauf à un palais. C'est l'envers du décor, là où se trouvent les stands "ravitaillement" (le petit déj' était d'ailleurs la seule bonne chose de la journée, je n'ai jamais vu un buffet si complet), "costumes" et "ravalage de façades". Oui, ça fait rêver n'est-ce pas? Comment changer Boucle(s) Grasse(s) en une magnifique princesse qui figurera dans l'ombre de Julia? Détrompez-vous, comme je fus détrompée...et observez plutôt la photo si dessous. Le journée était décidément très mal partie!
Pour un film qui doit valoir des millions, j'ai trouvé la garde robe bien maigre; quelques robes élimées faisant la tête, pendant tristement sur leurs cintres... Ne voyant rien à mon goût, je sers fort ma petite robe de plage contre moi, espérant qu'on m'autorise à la porter … mais j'écope à la place d'une robe-pyjama rose et fleurie immonde, à manches longues en plus, alors que les rayons de soleil matinaux laissent augurer un bon 40 degrés dans l'après-midi. Je passe en salle de maquillage, dans l'espoir qu'on ne remarque pas trop mes cheveux poisseux..; c'est l'usine ici, tout le monde s'affaire et essaie de faire au plus vite pour préparer la centaine de figurants. 3 barrettes feront l'affaire, une affreuse mèche me tombe sur le côté. J'ai du violet aux yeux, rose sur les joues, et un rouge à lèvres tapageur. Ignoble. Je fais tapisserie du XVIème siècle.
Sur le chemin du Pataudi, le lever du soleil
La scène sur le point d'être tournée est une scène de mariage (une scène de mariage où les gens n'ont aucun goût vestimentaire, donc): Julia ferme les yeux et se remémore son mariage en Inde 10 ans auparavant... Le DJ présente les mariés à la salle et se trompe de musique, jouant un titre plutôt disco. Julia et son nouveau mari partent alors dans une danse amusée. La scène que j'étais sur le point de voir jouer!! Je suis toute excitée!
Mais mon excitation retombe aussi vite qu'un soufflé sorti du four, lorsque je réalise que je passerais la journée à suer dans ma nuisette en coton, plantée devant la porte du palais qui laisse entrevoir l'escalier menant à la chambre de Julia. La porte d'un vieux rêve d'enfance...
Lors d'un tournage, l'activité principale est d'attendre, c'est bien connu. Attendre pour voir Julia jouer ne m'aura pas déranger; mais, lasse d'attendre pour rien, sachant très bien qu'ils avaient pris trop de volontaires et que je n'avais pas su forcer le destin, j'ai profité d'un convoi qui rentrait sur Delhi après le repas du midi. Prise d'un gros mal de crâne, je suis arrivée vers 16H à la maison et n'ai plus quitté mon lit de la journée!
Non seulement la journée avait mal commencé, mais elle a aussi mal fini... ma seule consolation fut, outre le fait d'être payée 2000 roupies, d'avoir aperçu la grande actrice de loin, à sa descente des marches, et d'avoir vu ses trois enfants passer devant moi avec la nurse... Bien sûr, j'aurais pu tenter ma chance sur le tournage un autre jour, mais je crois que j'ai eu ma dose de palais... pour le moment!
Céline en tenue stricte d'institutrice coincée des années 5O... pas étonnant que nous ne soyons pas dans le film!
entre deux "essuyages de plâtre"...( oui, La Broussardière est un peu en rénovation car vue la vie de palace que tu mènes!!!), j'ai tordu, en plus de mes serpillères, mon ventre de rires; oui, j'ai honte de l'avouer... j'en rie encore à l'idée de ta "première" au cinéma, accoutrée ainsi dans les suites de ton idole. Je partage entièrement ton avis, ma chérie: cela n'a rien a voir avec ton appareil photo qui laisse à désirer la photo est effectivement IMMONDE!!!et je bénis la nature d'avoir, et de loin, mieux oeuvré et avoir laissé aux bons soins d'une "bonne fée" le souci des lignes de ton visage...car si tu étais tombée sur le genre maquilleuse sorcière pressée par les mains desquelles vous êtes passées...enfin...je rie encore de te voir si moche en ce miroir!et du commentaire.
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