Le Fort, repeint en bleu et blanc depuis peu
Le mercredi, après un bon repos mérité à Rishikesh, nous quittons donc l’Uttarkhand pour l’Etat voisin, l’Himachal Pradesh, en bus local. Je redoute un peu le voyage, la chaleur, le manque de confort du bus et la conduite « sportive » (pour ne pas dire inconsciente) des conducteurs. Finalement, le voyage ne fut pas si horrible, un peu long certes (7H de bus jusqu'à Chandigarh puis 1H30 de taxi jusqu'au fort de Nalagarh) mais aéré, et la route était magnifique, très verte avec pas mal de plans d'eau, du moins au début.
Le MP3 branché sur mes oreilles, je regarde défiler le paysage, qui s'accorde toujours avec les morceaux choisis. Avancer sur des routes inconnues de la musique plein la tête, ça me rend vivante, j'ai une folle sensation de liberté, l'impression que tout est possible, que le monde est beau.
Entre Chandigarh, ville quadrillée imaginée par Le Corbusier, et Nalagarh, petit village où nous nous rendons, nous avons croisé beaucoup de longues cheminées rouges, celles qui vont jusqu'au ciel et crachent une épaisse fumée noire. A côté, tout le long de la route, des briques rouges empilées, la brique indienne de taille irrégulière et légère. Egalement sur le bord de la route, un peu plus loin, beaucoup de marbre exposé.
On a quand même dû prendre un petit coup de chaud dans le bus, résultat, nous sommes restés les deux jours comme des prisonniers au Fort! Du coup, on n'a rien vu des environs, notre seule visite a été celle du même Fort avec le manager. Il est très mignon, aux couleurs de Sidi Bou Saïd, petite bourgade tunisienne que j'avais visitée quand j'étais ado.
Loin d'égaler les forts du Rajasthan où j'ai eu la chance de séjourner, celui-ci est calme et agréable, et offre une vue plongeante sur les temples environnants et le village. Et puis, à noter, le bar, qui a une décoration toute particulière, non pour nous déplaire.
Pas de belle photo du bar malheureusement, mais imaginez une salle un peu vintage, avec tout un tas d'objets anciens accrochés au mur: fusils, cadres sepia, peintures et miroirs. Les pièces qui composent le bar sont chargées de mobilier d'époque, fauteuils "habillés", tables basses de marbre, vases posées sur le manteau de cheminée, et une télé pas tout à fait dans son élément. Même les fioles d'alcool font figure de collection de coquillages, bien installées dans une étagère vitrée.
Un canapé en cuir fait face à une immense baie vitrée, qui donne vue sur la résidence particulière du Maharaja (une annexe du fort). Dans une autre pièce, on trouve un petite salle de billard dontle mur est jonché de caricatures plus marrantes les unes que les autres. Elles se moquent des grandes figures indiennes, maharajas, castes et religions. Je regrette de ne pas les avoir prises en photo...
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