Un jour de boulot comme un autre. Légèrement plus chargé peut-être, dernière semaine à Delhi oblige! Un peu plus frais que les jours précédents, à peine 42 degrés (contre un bon 48 lundi dernier), un taux moins élevé de coupures de courant. Tout allait bien donc... Et pourtant, à cinq heures de l'après-midi, bruit d'explosion dans les bureaux (petite explosion, pas explosion-terroriste). Je lève les yeux vers la salle où trône le serveur de la boîte pour voir nos deux informaticiens s'y précipiter, l'air paniqué. Le temps d'échanger un "oh-oh" avec Eva, les ordis s'éteignent, et ceux qui n'ont pas encore le réflexe de sauvegarder leur travail régulièrement ou en cas d'alerte (le bruit d'une explosion est, au même titre que le sifflement habituel qui retentit en cas de coupure de courant imminente, considéré comme cas d'alerte) perdent leurs données en pestant. Cette fois-ci, pas trop le temps de pester, de la fumée se dégage de la cage d'escalier, il faut évacuer. Notons la tranquillité indienne et contagieuse: tout le monde reste zen.
Ah, qu'il est loin le temps des fausses alarmes incendies du collège! Ne prenez pas vos sacs, tous en rang, un par un, pas de panique... Nous, Shantiwallas, prenons le temps de récupérer nos affaires et de tester la cage d'escalier avant d'estimer qu'elle dégage trop de fumée puante, avant de descendre timidement par le balcon des directeurs. Un étage plus bas, nous sommes dans l'obligation de passer par l'escalier, qui est recouvert d'une épaisse couche de poussière jaune-blanchâtre. C'est le générateur qui a pété; en même temps, vu les installations électriques en Inde (cf photo ci-dessous), je ne suis qu'à moitié étonnée!
Je m'inquiète pour notre petit gardien indien tout gentil, qui réside non loin du gros générateur; il va bien, mais il est couvert de blanc des pieds à la tête, en passant par sa moustache!
Nous, Shantiwallas, restons un moment à contempler le building et à se demander que faire, rentrer, rester, rester, rentrer... c'est qu'on n'est pas habitués à être libres à 17H! La plupart râle pour tout le travail qu'il leur restait à faire, moi compris... Et puis, il faut bien se résigner, le générateur ne sera pas guéri de si tôt, il faut prendre le chemin du rickshaw.. C'est là qu'on regrette aussi de ne pas être dans une ville plus agréable que Delhi, une ville où l'on se serait dit chouette, allons prendre un pot tous ensemble! Au final, nous sommes 5 à aller profiter du Mocha Café, et, une fois les soucis de travail un peu mis aux oubliettes, j'avoue que ça fait du bien d'avoir une vraie soirée devant soi !
Le lendemain: me voici chez moi, aux alentours de 15H00... cette fois-ci, nous avons eu le bon goût de nous arrêter avant que tout ne pète... Aux USA, il y a les "snow days", et en Inde les "explosive days"!
c'est pas drôle, mais ça m'a fait rire...suis - je normale???
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