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dimanche 16 août 2009

Mercredi 5 août et jeudi 6 août: AGRA (Uttar Pradesh) et le TAJ MAHAL

(Pour l'histoire intégrale du Taj Mahal, retrouvez Céline et son blog: http://delhi-lama.blogspot.com/2009/08/le-taj-mahal-il-etait-une-fois-une.html), très bien rédigé.

Avant de commencer le récit de cette deuxième étape, marquée bien sûr par la visite du Taj, un petit mot sur le festival des frères et des soeurs qui a eu lieu le 5 août au Rajasthan. Mais lisez plutôt :
"La fête des frères et des sœurs, cela pourrait ressembler à une nouvelle invention des sociétés de marketing. (...) Raksha Bandhan est pourtant une fête ancienne, issue de l'hindouisme. On la célèbre à travers l'Inde, bien que les noms changent selon les régions. Et surtout, les raisons de commémorer ce jour. Car si dans la plupart du pays, surtout la partie nord, les frères et sœurs sont à l'honneur, la dernière pleine lune avant la fin de la mousson peut aussi avoir d'autres significations. Raksha Bandhan, qui en hindi et punjabi veut dire « le lien de la protection », est un festival qui dure toute la journée. Au lever du soleil, les femmes préparent un thali (plateau de nourriture) spécial, qu'elles décorent et agrémentent de toutes sortes de gourmandises. Elles prient pour que leurs frères aient une longue vie, pleine de réussite, et leur nouent un bracelet au poignet droit, le rakhi. Puis les hommes promettent de protéger leurs sœurs et prient aussi pour leur bonheur. En général, on s'échange aussi des cadeaux de toutes sortes : sucreries, vêtements, parfums… et même quelques roupies, qu'offrent les frères en général. La famille se retrouve ensuite le soir, en compagnie des parents et cousins, pour un grand repas. C'est un moment très apprécié des Indiens car il permet de se réunir entre êtres chers et de déguster les délicieux mets concoctés par la maîtresse de maison. Il arrive que frères et sœurs sortent se promener autour de la maison dans la soirée. Parfois séparés géographiquement après le mariage de l'un ou de l'autre, c'est une opportunité pour eux de se retrouver seuls pour converser." (Aujourd'hui l'Inde)


Le cappuccino fatal?!

Prêtes à prendre un bus local (non climatisé, nous avons raté de peu le seul bus climatisé de la matinée) pour Agra, nous prenons un cappuccino dans la gare de Jaipur... fatale erreur, je ne sais même pas quelle idée on a eu de commander ça. Il ne nous a pas du tout inspiré, mais nous y avons quand même trempé les lèvres, pour ne pas vexer le garçon qui revenait voir si tout allait bien toutes les 10 minutes. Toujours, toujours suivre son instinc en Inde...

Nous voici donc sur la route, quelques 5H de trajet si je me souviens bien, dont une pause déj' de 10 minutes, et on nous lâche au milieu de nulle part, paraît-il non loin du Taj Mahal. Comme d'habitude, on se fait arnaquer par le touc touc, qui laisse sous-entendre que l'hôtel est loin alors qu'il faut moins de 10 minutes pour s'y rendre... Grande bâtisse blanche prometteuse; nous sommes accueillies à coup de couronnes florales et boissons de bienvenue. Comme il est déjà un peu tard pour une visite du Taj ou du Fort rouge, nous décidons de tester l'ambiance de la ville d'Agra. Perchées sur une grande étendue de détritus, nous apercevons au-loin, par-delà la rivière Yamuna, le "Baby Taj", une réplique du célèbre palais, qui repose un peu plus loin à droite. Je n'aime pas Agra; la ville est moche et les gens sont malaimables comme à Delhi.
L'Inde et ses contrastes: admirez sur la partie supérieure de l'image l'une des sept merveilles du monde, un palais absolument parfait... et sur la partie inférieure de l'image, une décharge de détritus dans la nature...

Le soir, le manager nous invite personnellement profiter du buffet de l'hôtel, et nous pouvons nous offrir le luxe d'un verre de vin. Je dis luxe car le vin en Inde se trouve difficilement et reste cher... je n'aurais d'ailleurs jamais cru que cela me manquerait autant!! Si le buffet est bon et si nous nous remplissons la panse, le vin est décevant, pétillant et chaud! Nous ne tardons pas trop à nous coucher, afin de nous lever aux aurores pour vois la brume se lever sur le Taj Mahal le lendemain...

Comme prévu, lever aux aurores le jeudi; chouette, on va vivre le Taj au réveil!!! Sauf que... le Routard a ommis certaines informations capitales à une levée de brume sur Taj réussie. Par exemple, que les billets d'entrée (750 roupies, un petit luxe) ne s'achètent pas à l'entrée du Taj mais un peu plus bas dans la rue, là où les rickshaw lâchent les touristes (car les environs proches du Taj interdisent tout moteur polluant dans un effort de protection du site). Puis, ce que ne signale pas non plus le Routard, c'est qu'une fois qu'on a fait trois fois le trajet (et que l'on a déjà de toute façon raté les aurores du Taj), on est fouillés à l'entrée et sommés de mettre tabac, nourriture, téléphone, MP3, feutres etc en consigne, là où l'on a acheté nos billets... Alors on râle, on hésite à laisser nos biens précieux dans des boutiques de raccoleurs, et puis on fait comme tout le monde, on abandonne, on les laisse par flemmardise, et puis parce que on veut le voir, vite vite, ce Taj, et on se dit que tant pis, au pire on devra acheter un horrible souvenir de la boutique au retour.


Le palais ne nous est pas offert à la vue de suite, on entre par une porte qui mène sur une grande allée, et à droite se trouve une autre entrée, qui cache le palais. Comme si l'amour qu'il représente devait être préservé des regards indiscrets... On avance, et tout à coup on l'aperçoit, ce palais merveilleux, si symétrique, si blanc, si parfait. Indescriptible guimauve blanche. Preuve d'amour de l'empereur Shah Jahan à sa femme morte en couches, on raconte que l'empereur a fait assassiner la femme de l'architecte afin qu'il comprenne sa douleur et construise le plus beau mausolée existant... pari réussi, après 22 ans de dur labeur.

Rho...prise en flag'!

Le fort rouge
Après ces émotions, retour à l'hôtel pour petit-déjeuner, avant de visiter le deuxième monument phare d'Agra, le Fort Rouge... Je regrette presque de ne pas avoir pris de guide, je trouve ce Fort du XVIe passionant, riche en art et en architecture, et si grand... Arrivée dans les parties refaites par l'empereur Shah Jahan, en marbre blanc et non plus en grès rouge, une vue imprenable sur le Taj se dégage. Pour la petite histoire, c'est la vue qu'aurait eu l'empereur pendant les 8 années précédant sa mort, lorsque son fils le destitua et l'enferma dans cette tour. Ainsi, il pouvait admirer la tombe de sa femme décédée. Lorsque Shah décéda à son tour, alors qu'il aurait dû reposer au Baby Taj, son fils fit mettre sa tombe à côté de celle de Mumtaz Mahal, rompant ainsi la symétrie parfaite du Palais mais réunissant par la même occasion les deux amoureux. Je rejoins Céline, la tête pleine de songes. Le soleil tape, il est temps de faire un plongeon dans la piscine de l'hôtel avant de reprendre la route par le train en direction de Jhansi, gare proche d'Orchha, notre prochaine étape...



Pas si vite... la piscine se transforme en sieste à l'hôtel, bizarrement ni moi ni Céline ne sommes très en forme... c'est elle qui sera foudroyée en premier, une heure avant de prendre le train, à coup de vomissements et autres maux indiens. S'ensuivra un trajet de 3H de train plutôt affreux (même si le train couchettes, le Keraka Express, celui qui se rend dans le Sud en 40h, est plutôt confortable), entre Céline qui court aux toilettes régulièrement et moi qui ne me sens pas très bien... Au paroxysme du mal à la sortie de gare, nous luttons pour marcher; je n'ai pas le courage d'enlever le pull que j'avais enfilé pour contrer les effets de la clim', pas plus que je ne l'ai pour prendre en photo la vache qui, le museau collé à la vitre d'un train, a l'air de dire au revoir à un bien aimé. Ecoeurée par une enfant qui fait ses besoins sur le quai de la gare, je vomis à la sortie, devant ... un rat qui passait par là...

Même si en Inde parler diarrhée ou vomissement devient un sujet banal, même lors de rencontres avec des touristes inconnus, je vous épargne les détails de notre soirée. Malgré le cadre magnifique qu'offre notre hôtel à Orchha, le Bundelkhand Riverside, nous restons clouées au lit, un docteur à nos côtés, plutôt efficace. Céline connaît sa première perf'; pour ma part je m'en sors bien, avec juste une grosse fièvre et des douleurs dans tout le corps, mais pas de maux de ventre. Vers minuit, nous émergeons et sortons faire un tour sur les toits de l'hôtel: c'est la pleine lune et elle se reflète dans la rivière Bettwa, presqu'à sec. C'est un endroit magique dont je tombe amoureuse instantanément!
Trajet de bus Jaipur - Agra (5H, environ 200 roupies)

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