(Gamarra = le paradis du textile à Lima)
(Erreur d'aiguillage, ces photos devraient se trouver à la fin du post...)
Nicolas, un ami de Charlotte, une amie du Pérou, est arrivé la veille et a nous l'avons immédiatement adopté. Après la sortie de la veille dans un bar rock, grasse mat' et départ en fin d'aprem pour ce qui sera, on le sait, notre unique sortie de la journée, une expédition au marché de Sarojini. Sur le chemin, nous apercevons le pont du métro effondré qui a causé 6 morts la semaine dernière.
Au marché, c'est une pénurie de touristes et une pléthore de boutiques, d'étalages de fringues et de petites échoppes qui proposent boissons et limonades « fraîches » , de jouets étalés sur le sol (dont les fameux petits rickshaws en plastique). Des gamins se collent à nous et nous suivent à la trace pour nous amadouer, ce qui, j'ai honte de l'avouer, me gêne et m'énerve au plus haut point, tout autant que ces mendiantes qui me caressent les jambes près de Nehru Place, lorsque le rickshaw est à l'arrêt.
On achète peu au début, quelques tuniques à 2€ pièces, pour essayer, attendant de voir ce que le reste du marché nous réserve. Pas de taille sur les vêtements, taille unique nous répète t-on. C'est pile ou face, évidemment ça n'est pas cher, mais si rien ne nous va l'investissement sera tout de même conséquent!
En plein milieu d'un ruelle se dresse l'empire de la chaussure indienne, un grand magasin -qui n'est pas Bata, pour une fois- qui affiche des soldes à l'européenne. Devant l'entrée, un homme maquillé et déguisé incite les passants à connaître la shoeland. Nous tentons l'expérience, le magasin est blindé, de chaussures aux murs et de gens qui se pressent pour essayer. Je tombe amoureuse des chaussures pour enfants! Céline demande sa taille pour une paire à l'étage: le vendeur tire une espèce de petit micro caché dans un coin pour communiquer avec le rez-de-chaussée, c'est assez rigolo pour filmer la scène.
Plus on avance à l'intérieur du marché, dans les plus petites ruelles, moins exposées aux regards, plus les habits semblent de qualité. Nous entrons dans une boutique de saris et autres tenues indiennes, avec deux vendeurs compétents et sympathiques. Les prix sont un peu plus élevés, mais je craque pour un ensemble bien local, une salwar très jolie (tunique) assortie de sa dupatta (étole) et d'un kurti, sorte de pantalon bouffant serré à la taille par une ficelle intérieure. Je me renseigne sur les prix d'un sari, pour plus tard. Je demande au vendeur de l'essayer, pour rire, et il s'exécute, debout sur le comptoir, souriant devant les flashs de nos appareils photos. Le pauvre, les Français, quelle cruelle race.
Le marché a beaucoup plus de fringues féminines que masculines; mais Nico achète tout de même, sous notre influence, une superbe cravate imprimée de petits « hathis » (éléphants) buvant des coupes de champagne (voir photo ci-dessus). Je trouve une petite robe étiquetée 25 € chez Camaïeu, que j'achète 5 fois moins cher. Côté sous-vêtements, ce n'est pas l'extase. J'achète deux culottes, sans faire attention à la taille... à force de penser taille unique, je n'ai pas réfléchi...bien sûr, elles ne survivront pas à la séance d'essayage du soir-même...
Le vendeur au sari...
Plus on se dirige vers la « sortie », plus on est dégoûtées; les plus jolies fripes sont bien à l'intérieur, exposées sur les murs de façon presque esthétique.
L'empire de la chaussure
Crevés, nous reprenons un rickshaw, direction GK2 pour le « Not just Paranthas » (paranthas = une sorte de naan), un restaurant indien middle class que j'avais vraiment bien aimé (cf post précédent). On a tellement faim qu'on oublie que les plats sont très copieux, trop, et que Céline a un très petit appétit, trop. Je demande un "doggy bag" à la fin du repas, pour mon déjeuner du lendemain.
Avant de nous en retourner à Kalkaji, nous nous arrêtons dans un petit bar prendre une bière (enfin pour Nico). On prend pleins de photos ridicules, des fous rires en cascade, ça fait du bien, on doit nous prendre pour des fous. De retour à l'appart, c'est un défilé de mode qui a lieu, entre moi, Céline et notre nouveau tas de fringues.
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