Nouvelle expérience, nouveau trip: se balader en scooter à Delhi. Si ma mère me voyait, à califourchon derrière Emilie (une collègue), bien calée sur la selle de Bilou, son scooter « de papy » comme elle le dit, sûr qu'elle flipperait!
Il est vrai que, à première vue, ça peut faire peur, toutes ces routes qui ne ressemblent à rien, parsemées de nids de poule et de crevasses, ces grandes artères blindées de monde sans files ni ordre établi, ces véhicules à droite, à gauche, devant, derrière, en diagonale, ces coups de klaxons de sonorité différente qui sifflent à l'oreille, irritant parfois le tympan. Et puis il y a les risques; risque de voir un mollard atterrir sur nos mains, pieds ou autres parties du corps exposées au crachat du chauffeur indien, risque de se faire coincer entre une voiture et un rickshaw, d'écraser un piéton qui lui même tenter d'éviter les roues d'un vélo qui arrive à contre sens, lequel ne passe pas loin d'un camion qui … vous avez compris le principe!!
Tout d'abord, Bilou le scooter indien (cf photo) ne démarre pas. Emilie a beau le mettre à la renverse, pour faire couler l'huile et activer sa mécanique, rien n'y fait, monsieur est capricieux. Des Indiens nous aident volontiers et, après avoir renversé Bilou dans l'autre sens, nous démarrons enfin. Emilie paraît surprise de constater à quel point j'aime cette petite balade improvisée, d'habitude on se « moque » d'elle. Et puis c'est la classe, une promenade presque climatisée dans Delhi, avec un petit vent dans la face (malheureusement le petit vent dans la face amène aussi son lot de grains de poussière dans les yeux, un détail). Bientôt je me promets d'essayer de monter à l'indienne, en amazone et en sari.
Je profite du paysage, lance quelques sourires à des Indiens en rickshaw qui me répondent à coup d'œillades, observe le paysage. Incidemment, à chaque fois que je regarde autour de moi, j'ai du mal à croire que j'étais en France une semaine auparavant! C'est juste incroyable, tellement différent...Incredible India, encore et toujours. Nous arrivons à Kalkaji, et j'aperçois un grand marché qui s'étale sur des kilomètres, tout plein d'odeurs, de couleurs mais surtout d'immenses étalages de fruits et de légumes. Emilie me propose d'y faire un tour, j'accepte avec joie! Il paraît que le mercredi ce marché est trois fois plus gros, si bien qu'il est quasi impossible de circuler par là.
En parlant un peu du peuple indien, qui me paraît toujours plus froid et distant que le peuple péruvien, et bien plus mystérieux, impénétrable, Emilie m'assure qu'ils sont honnêtes. En effet, je vois un marchand très consciencieux me rajouter une mangue pour finir le kilo. Ma collègue sourit lorsque je lui raconte le coup de la queue au supermarché (cf posts antérieurs), c'est comme ça ici, il faut coller les autres au millimètre près et se battre pour garder sa place. Nous goûtons un fruit bizarre qui ressemble à la lucuma du Pérou; même aspect farineux, même goût sucré mais avec de gros pépins à l'intérieur. Je reste mitigée. A l'heure où je retransmets ce poste sur le blog, j'ai trouvé son nom dans le routard, sans le retenir.
Enfin, j'achète ce qui va devenir mon principal outil de travail: un téléphone portable. Toute Shanti girl qui se respecte s'engage à être joignable 24/24 7/7. Tout à fait moi ça, vissée à mon téléphone, c'est bien connu. Chez Airtel, tout est très simple, quelques signatures et je ressors avec un appareil bon marché rechargé, sans engagement et valable jusqu'en 2014. De quoi renouveler 8 fois mon contrat de travail. Pour finir la soirée en beauté, un petit tour de supermarché; cette fois-ci les rayons sont quasiment vides, il est un peu tard pour les courses... Je retrouve un appartement plongé dans le noir à cause d'une coupure de courant... question d'habitude je suppose ;-)
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