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mercredi 29 juillet 2009

Journée typique indienne... (Mercredi 15/07)

Ready, steady, gooooooo

Journée productive au boulot, avec un devis et demi à moi toute seule (soit l'objectif de la journée pour chaque TA -comprendre: Travel Advisor-) et préparation de mon reiki (comprendre: repérage sur le terrain). Un itinéraire plutôt sympa m'attend: une semaine à travers le Rajasthan, l'Uttar Pradesh et le Mandyar Praddesh, étape finale à Varanasi (Bénarés), haut lieu de pèlerinage où ont lieu les crémations des corps sur les ghâts (sortes de gradins qui bordent le Gange). J'ai hâte hâte hâte, je rêve de voir Bénarès, de vivre son ambiance, sentir ses odeurs, cette ville déconseille comme première étape d'un voyage en Inde tant elle peut, dit-on, choquer.

La mousson s'intensifie, il pleut parfois des trombes pendant plusieurs heures, je pense aux immenses mares qui doivent se former dehors et qu'il faudra affronter sur le chemin du retour. L'état des routes sera, pour ceux qui sont déjà venus chez moi à la Broussardière, mille fois pire que son impasse en hiver.
La bonne nouvelle, c'est que j'ai déjà 2 pick ups prévus cette semaine, on ne perd pas de temps chez Shanti! Je lève les yeux vers la fenêtre aux alentours de 18H30, un coucher de soleil s'y reflète, d'un rouge orangé éclatant. Canon. Il ne pleut plus.
Le midi, je tente une expérience culinaire tandis que les filles achètent clopes et cookies à la petite échoppe du bout de la rue; je tente une espèce de petite boule jaune qui repose sur un tas de petites boules jaunes enfermées dans un gros bocal au couvercle rouge. Une sucrerie qui n'a pourtant pas l'air très appétissante, mais ne dit-on pas qu'il ne faut pas se fier aux apparences? Leçon numéro un: en Inde, il faut se fier aux apparences.

Les filles me traitent de folles (mais croquouillent tout de même dans la boulette); c'est assez infâme. Un genre de beurre mou sucré qui s'effrite à peine posée sur le bout de la langue.
Après la dure journée de labeur, je pars avec mes collègues francophones dîner à GK2, dans un authentique restau indien. Je retente l'aventure scooter avec Emilie, mais cette fois-ci Bilou (cf post précédent) ne l'entend pas de cette façon. Après plusieurs arrêts forcés sur la route, après un secourisme à l'Indienne en mécanique, après avoir tenté la position en amazone (mais sans le sari), Bilou nous lâche non loin de notre destination finale. Bien obligées de nous rendre à l'évidence, nous capitulons et l'abandonnons dans un coin.

La décoration du restaurant est à la fois sobre et superbe, rustique et classe. Je me laisse impressionner par le joli mobilier indien et les affiches Bollywoodiennes disposées un peu partout. La carte est grande, sans doute alléchante (j'ai encore un peu de mal avec le hindi), et les prix sont plus que corrects (aux alentours de 3 euros le plat, très copieux). Sur un pan de mur, une fenêtre aux volets colorés; au-dessus, une pancarte interdit l'usage de la fourchette et du couteau (il faut savoir qu'en Inde on mange avec une grande cuillère – et un naan-). On a pleine vue sur la cuisine, et de temps en temps une grande flamme s'élève des poêles affolées. Je commande un plateau végétarien avec plein de choses différentes dont je n'ai pas saisi le nom, et on s'échange toutes nos plats. C'est amusant de découvrir l'histoire de chacune, pourquoi Shanti, pourquoi l'Inde, pourquoi le tourisme... Aucune ne se ressemble, et pourtant nous sommes toutes là, réunies autour d'une table...

Au retour, le rickshaw a essayé de m'arnaquer en me rendant la monnaie, mais je ne me suis pas laissée faire, je ne l'ai pas laissé repartir avant d'avoir tout récupéré!! Toujours penser en roupies, pas en euros... penser « Salaire local »!

1 commentaire:

  1. Si tu veux, on peut t'envoyer des cuissardes, tu sais les bottes en caoutchouc qui montent à mi-cuisses. Alors ça t'intéresses ?

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