Je demande à Bene de m'indiquer une banque et une boutique de téléphone. Civilisation, me voici. Je me dirige vers une petite place que je traverse jusqu'à une rangée de magasins et bouis bouis en tous genres; parmi lesquels une banque. Fermée. Pas de cash machine. Great. Je fais la rue, en cherche une autre, que je trouve finalement sur la rue perpendiculaire. Je rentre, c'est un espace fermé, il y fait bon. God Save the Clim. Et là, je ne sais pas ce que j'ai fait, mais impossible d'insérer ma carte. Je m'énerve, ça ne sert à rien bien sûr. Je finis par ressortir agacée et sans le sou, ayant dépensé mes 20 dernières roupies pour 3 mangues. La gourmandise me perdra...
Je trace et... je me perds un peu. Il faut dire qu'il fait noir maintenant, la nuit tombe tôt à Delhi. Je me balade parmi les blocks, finis par demander mon chemin, ultra énervée après moi et le distributeur, en sueur tellement il fait lourd... je marche, encore, crois reconnaître l'allée avec le monsieur qui repasse le linge dans son échoppe, me trompe, où avais-je la tête, Delhi regorge de repasseurs de linge...reviens sur mes pas, trépigne, continue, me calme, puis finis par reconnaître la grande route, celle du Fitness Finesse et des multiples pots de plantes posés sur le trottoir, du magasin de jean et de la boîte aux lettres devant le parc. Delhi est une ville qui fonctionne par repères visuels, en tout cas pour moi! Peu à peu, je retrouve mon chemin, le bâtiment, l'appart, ouvert, comme à son habitude. Bénedicte est malade, couchée. Je n'ai pas faim, je n'ai plus faim en Inde, incredible! Incredible India...
C'est hier soir que j'ai fait mes premières courses dans le voisinage; ma voisine dans l'avion, une Indienne qui fait ses études à LA, m'avait dit qu'il n'y avait aucun supermarché, je pense qu'elle songeait aux monstres de l'espèce Wal Mart. Car si, il y a des petites supérettes!!! J'adore comparer les rayons avec ceux des autres pays; je visite toujours une grande surface à l'étranger. Là c'est un peu plus corcé car beaucoup de choses sont écrites en hindi. En entrant, on trouve d'abord les fruits et légumes. Il n'y a pas de mangues, il faudra que j'en prenne dans la rue. Pour peser nos achats, il faut appeler un employé. Puis, sur la gauche, un mini étalage de « fromages » et de yaourts, je vais etre malheureuse ici. Je tente un lassi (genre de yaourt liquide nature ou parfumé). On sent l'influence anglaise avec le foisonnement des « buy one get one free ». Pas de rayons frais de viande ou de poissons, quelques surgelés qui se battent en duel dans un réfrigérateur qui fait un peu peur. Je ne tente pas. A vrai dire, je ne sais pas quoi acheter. J'ai du mal à calculer les prix aussi, surtout que la plupart ne sont pas indiqués. J'arrive en caisse et fais l'expérience du plus gros inconvénient des courses en Inde... la queue!! Deux caisses, et d'une lenteur... Une Indienne me passe devant, j'hallucine un peu, j'ai envie de lui faire une réflexion mais elle a l'air de trouver ça normal... soudain elle va directement mettre son paquet dans les mains du caissier, qui n'a pas encore rendu la monnaie à la cliente précédente. C'est une autre culture. Enfin mon tour arrive, et mon caissier fait plein d'erreurs; heureusement, son manager arrive et vérifie tout... ma note s'élève alors à 325 roupies, environ 5 euros. Après tout ce temps perdu, je repars, mes paquets à la main, dans la rue de plus en plus sombre et animée. Partout des odeurs de nourriture, de grillades, d'encens, de friture. Un Indien qui fait de la couture au coin de la rue. Des enfants qui s'amusent. Des images qui rappellent Slumdog. Je rentre chez moi...le temps que je range tous mes achats dans mon étage du frigo, ce dernier se met à chanter ... jingle bell... ?!!! Incredible India...
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