Vive la médecine!! Le lendemain au réveil, les maux de la veille ne sont plus qu'un mauvais souvenir... Bien sûr, encore faibles, nous restons prudentes, ce qui se traduit par un petit-déjeuner composé de bananes et de toasts. Vu notre état, je réserve un taxi pour nous conduire à Khajuraho au lieu du bus local non climatisé prévu initialement.
En admirant la vue depuis le petit balcon de la chambre, qui donne sur la rivière, j'aperçois la perf' vide de Céline qui enguirlande un arbuste... C'est tout de même hallucinant de voir qu'un médecin éduqué choisisse de balancer du plastique par la fenêtre d'un hôtel de luxe, dans une nature magnifique, plutôt que dans la poubelle au pied du lit...
Je visite la propriété et l'hôtel avec son manager, qui me conte l'histoire des maharajas qui régnaient sur Orchha. L'hôtel est tout simplement magnifique; il appartient dorénavant au petit-fils du dernier maharaja. Puis je file visiter les temples de la ville avant qu'il ne ferment (vers 12H30 le plus souvent).
Orchha a des allures de village médiéval, et le temps semble s'y écouler plus lentement. Des cénotaophes plus ou moins anciens bordent la rivière. Un marché installé au pied des temples ducoeur de la ville s'étend sur un jardin.
Le Bundelkhand Hotel
Je visite d'abord l'imposant Ram Rajah Temple, et accède à une splendide vue de la ville par des escaliers pentus et étroits aux marches hautes. Bien sûr, un jeune Indien en a fait son business et éclaire les touristes de sa torche (et de ses explications). A chaque étage où l'on peut marquer l'arrêt, des ouvertures sans vitres ni barrières. Puis, au dernier étage, la "terrasse" donne vue sur la ville et sur le prochain temple de mon itinéraire, le Chaturbhuj. De couleur blanche aux dômes orangés, il se distingue de tous les autres monuments de la ville en pierre grise.
La visite de ce deuxième temple sera une expérience totalement différente. Beaucoup plus fréquenté pour les prières, j'en fait vite le tour, un peu mal à l'aise face à tous ces regards inquisiteurs. Que fais-je là, moi, blanche impure qui ne venère pas les mêmes Dieux que tous ceux ici présents? Avant de quitter l'endroit, j'observe tout de même les divers rituels s'accomplir. Partout des ouvertures du mur renferment des salles de prière, dans l'une d'elles des Indiens comptent de l'argent étalé par terre (comme souvent dans les temples). Sur le sol bouillonant, un homme est accroupi, touche le sol puis se touche le front, avant d'aller s'agenouiller un peu plus loin.
Terrasse de notre hôtel
Mes pas me mènent ensuite au Palais du Rajah Mahal (250 roupies), bien conservé, même si la faïence bleue qui le recouvrait autrefois entièrement a disparu. J'erre sans guide au milieu de ces pierres empreintes d'Histoire et prends mon temps. Je grimpe les marches et gagne de la hauteur, admire les vues qui s'offrent à moi, écoute les prières chantées d'un temple voisin.
Puis, je passe aux choses sérieuses, à savoir les visites d'hôtels pour mon boulot. Je tombe sur des managers très sympas; tous veulent m'offrir le repas. Je décline les invitations pour deux raisons; un le manque de temps, devant repartir pour Khajuraho quelques heures après; deux mon estomac n'est pas encore prêt à remanger normalement.
Notre hôtel (salle de réception)
Salle à manger
En milieu d'aprem, je rejoins Céline sur le bord de la piscine de l'hôtel, pour une heure de farniente bien méritée. C'est avec regret que je quitte l'endroit (la ville et l'hôtel) pour la prochaine étape; on nous offre un petit bouquet de fleurs à notre départ, c'est beau le luxe quand même... 3H30 plus tard, nous voici à Khajuraho, autre ville célèbre pour ses temples et leurs sculptures érotiques (entre autres) de qualité.
Un rickshaw, différent de ceux de Delhi
Le temple Chaturbhuj à Orchha
Vue sur Orchha
Palais du Rajah Mahal
L'hôtel de Khajuraho, le Greenwood, est décevant; mauvais accueil, un peu glauque, je n'ai pas aimé. Je décide d'écourter mon séjour là-bas (logiquement de 2 nuits, mais je me rends compte que pour se rendre à Bénarés il faut 6H de bus et 12H de train... je décide donc de remplacer la nuit d'hôtel du lendemain par une nuit de train et de profiter plus de Bénarès).
Nous ne disposons donc que d'une demi-journée pour visiter les temples de Khajuraho; après un bon petit-déj' (premier vrai repas pris depuis la mésaventure gastrique) pris sur la terrasse du Mediterraneo, restaurant italien qui fait pain, croissants et muffins maison. J'achète des rhakis (bracelets) pour mes frères dans la rue principale pour la fête des frères; un Indien nous aborde, heureux de constater qu'on s'intéresse de près à la culture de son pays.
Un temple de Khajuraho
Sculpture érotique
Heureusement, le parc à temples est à deux pas; nous en visitons 2 sur 7 mais je prends le temps d'admirer les frises extérieures, hallucinantes de par la précision et le détail des sculptures. Les temples sont très bien conservés. Par contre, j'ai beau lire le routard, je ne trouve ni la scène de sodomie du cheval ni celle des éléphants en fête; déçue, il faudra que je revienne un jour avec plus de temps devant moi! C'est avec regret que je quitte l'état du Madhya Pradesh...mais je suis très excitée de connaître enfin Bénarès (Vanarasi)!
Si jamais tu veux faire la une des médias...
RépondreSupprimerhttp://www.liberation.fr/monde/0101585572-inde-une-touriste-francaise-pietinee-par-des-elephants
Je préférerais éviter!!
RépondreSupprimerbon, si je comprends bien, il faut une semaine par ville soit plusieurs mois pour le nord, qui sait, une extention dans le Sud (puisque le train ne met que 40 heures) ; c'est ce que je pensais, il faut songer à la retraite très bientôt! Ah, aussi, je flash pour la cheminée de l'hôtel! et papa n'a pas encore découvert les fresques qui risquent d'être le facteur déclenchant du séjour, enfin un des objectifs.
RépondreSupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerLes photos sont magnifiques. Ce doit être un réel dépaysement.
RépondreSupprimerRavie de te suivre dans tes périples...
La frise à mon avis c'est un(e) éléphant et un(e) cheval, à cause des oreilles triangulaires
RépondreSupprimerQuat à la sodomie, c'est c'est pas la position qui veut ça, c'est-y pas une femme entre? I n'y apas de doute sur les hommes, ils sont même bien membrés.
L'hôtel est luxueux, toujours ces contrastes entre le luxueux la pauvreté.
Et les oiseaux, as-tu regardé dans les arbres?